OEUVRES
La peinture constitue le médium principal d'Ange Swana. Son travail se développe autour du corps, de la mémoire et de l'identité, à travers différentes séries qui interrogent les relations entre expérience individuelle, mémoire collective et construction sociale. Trois séries sont mises en avant pour accompagner sa démarche et qui sont les points phares de ses recherches.
“THEIR BODIES, THEIR IDENTITIES”, qui est une série qui explore la relation entre le corps et la construction de l’identité.Le corps y apparaît comme un territoire où se rencontrent l’histoire personnelle, la mémoire collective, les expériences vécues et les regards portés sur soi. Il est à la fois présence physique, espace intime et surface sur laquelle s’inscrivent des appartenances, des héritages et des représentations sociales.À travers la peinture, la série interroge ainsi la manière dont les corps sont regardés, représentés et parfois définis par des systèmes qui les dépassent, tout en ouvrant un espace de réappropriation de l’identité et du regard sur soi.
THE CONGOLESE REAL FICTIONexplore le corps comme témoin d’une histoire à la fois individuelle et collective, une histoire qui nous façonne parfois sans que nous en ayons pleinement conscience.
À travers cette série, je mets en relation l’histoire de la République démocratique du Congo et certaines réalités géopolitiques contemporaines. Les corps féminins deviennent les lieux où ces différentes temporalités se rencontrent, portant les traces de violences historiques et actuelles.
Pourtant, ces représentations ne sont pas uniquement sombres. Les figures apparaissent paisibles, rêveuses, parfois même enjouées. Entre insouciance, résistance et déni, elles semblent tenir à distance des événements pourtant profondément inscrits dans leur histoire.
La série interroge ainsi cette étrange distance entre le réel et la manière dont nous le percevons : lorsque l’histoire devient si familière, si douloureuse ou si lointaine, elle peut prendre les contours d’une fiction. Entre réalité, mémoire et imaginaire apparaît alors une forme d’illusion, voire d’enchantement.
THE DRESS OF DREAMS explore la construction de l’identité à travers les relations entre histoire individuelle et histoire collective.
À partir de figures féminines, de vêtements, de couleurs et de références historiques, la série interroge les représentations de la « civilisation », les héritages de la colonisation et les différentes formes de transmission qui façonnent notre regard sur nous-mêmes.
Entre mémoire et imagination, les œuvres ouvrent un espace où l’histoire se recompose, où les récits transmis rencontrent les silences, les fragments et les rêves.
Autres séries